Di Maria un bon choix pour le PSG ?

Courtisé depuis plusieurs semaines par Nasser al-Khelaïfi, l’Argentin Angel Di Maria sort pourtant de la pire saison de sa carrière. Entré pépins physiques et manque d’entente avec ses équipiers mancuniens, l’ancien du Benfica a semblé perdu sur le terrain. Le WFC s’interroge sur la pertinence d’investir beaucoup d’argent sur ce joueur.

Acheté 75 millions par Manchester United au Real Madrid après le Mondial brésilien, le natif de Rosario pensait bien se voir confier les clés du jeu mancunien. Les arrivées de Van Gaal et de Falcao devaient permettre au plus titré des clubs anglais de présenter un carré magique Mata-Di Maria-Rooney-Falcao des plus féroces.

Si ses débuts ont été prometteurs avec un but et une passe décisive pour Mata face à QPR (4-0), le numéro 7 de United n’a jamais pu trouver la solution à son irrégularité en Premier League. Avec seulement trois buts inscrits en championnat, son plus faible total depuis cinq ans, Di Maria a manqué de justesse devant les buts et c’est pourquoi Van Gaal l’a laissé sur le banc en fin de saison. Surtout, il n’a jamais semblé s’être adapté au défi physique de la Premier League.

Pire encore, ses 11 passes décisives feraient rêver n’importe quel autre joueur mais l’ex-madrilène n’avait plus connu un si faible total depuis cinq ans également. Il faut dire que son expérience en Liga lui avait permis de réaliser des saisons de haute voltige avec deux premières saisons à la Casa Blanca avec seize offrandes et une dernière à dix-sept. Enfin, lors du sacre du Real en Ligue des champions, ses six passes décisives ont grandement contribué à ramener la Décima à Santiago Bernabeu.

Quelle place sur le terrain ?

S’il venait à être transféré au Paris Saint-Germain, il est évident que ce serait une belle recrue pour le triple champion de France en titre. Mais quelques interrogations se posent comme ses blessures à répétition aux ischios-jambiers ou son positionnement. Lors de sa dernière saison au Real, Carlo Ancelotti le faisait évoluer dans un milieu à trois et même s’il était décisif, le joueur se plaignait régulièrement de ne pas être plus haut sur le terrain.

di maria psg

C’est pourquoi Laurent Blanc devra réfléchir à l’installer sur les ailes. Mais quid de Pastore, étincelant avec l’Albiceleste en Copa America, ou de Cavani, l’habitué du flanc droit de l’attaque ? Avec des Lucas, Lavezzi ou encore Bahebeck sur les ailes,l’embouteillage va très vite se former. Si une grosse somme est dépensée par QSI, cela obligera Laurent Blanc à le titulariser car les dirigeants qataris voudront un retour sur investissement comme le montre le comparatif de cercledujeu.

Ensuite au niveau des coups de pieds arrêtés, il y a aura bagarre. Pour les corners, Lucas et Pastore voire Thiago Motta se disputent la gonfle. Pour les coups francs, le débat n’existe pas puisque Zlatan vampirise le ballon. Du coup, la patte gauche de Di Maria ne sera utilisée que dans le jeu. Et si la solution était de se séparer d’Ibra pour permettre à Cavani de jouer en pointe et de confier les clés du jeu à Pastore et Di Maria ? Deux joueurs qui se connaissent parfaitement en sélection et qui partagent le même goût pour les caviars